Débrief : Italie - France...
Le match :
Difficile de débriefer une première défaite, mais les italiens chez eux étaient tout simplement plus forts que nous.
Pour ce match crucial, nous avions décider de tenter plusieurs paris : l'introduction de Perruche en pivot titulaire, Smaïl AS, et un "normal" pour essayer de surprendre les italiens à domicile, en espérant qu'ils picsent.
Au final, même si les italiens ont bien picsé, force est de constater que ces paris furent perdants, même si nous ne sommes pas passés si loin.
Après un premier quart temps bien commencé (18-15 en notre faveur) et un deuxième relativement bien géré (21-20 pour les italiens), les bleuets ont sombré en seconde période, oubliant complètement leur défense, et laissant nos adversaires prendre l'avantage lentement mais sûrement.
Pas aidés par un atroce et peu explicable 13/27 aux lancers (la pression du public transalpin ?), nos joueurs se sont inclinés face à une équipe supérieure qui évoluait à domicile.
8 points d'écart (95-87) à attitude supérieure qui montrent toute la différence entre nos deux nations et qui, de fait, redirigent nos priorités dans ce championnat d'Europe.
Sans totalement démériter, il nous aura tout simplement manqué peut être d'un peu de chances, et de joueurs d'une qualité supérieure.
La victoire face aux tchèques lundi prochain est maintenant indispensable pour ne pas repartir totalement bredouilles de cette campagne.
Les joueurs :
Les satisfactions :
1. Detrait : 8 points (4/6), 6 rebonds, 1 passe et 1 interception en 14 minutes, il est le seul français auquel on ne peut quasiment rien reprocher.
2. Smaïl : Malgré son 6/17 au shoot, c'est lui qui a porté les français dans plusieurs moments chauds, et qui les a maintenu à flots grâce à ses 11 rebonds (meilleur rebondeur de notre côté). A un poste qui n'est pas le sien, et face à un AS italien atypique et très performant, il a souffert, mais a tout de même réussi à tirer son épingle du jeu. Avec un peu plus de réussite au shoot, il aurait pu être le héros du match.
3. Perruche : Son 0/5 aux lancers et ses 6 rebonds nous ont sans doute coûté cher, mais il était venu pour être performant offensivement et défensivement. Face à un pivot italien monstrueux (Bentivegna, sûrement dopé aux primaires), il a tout de même réussi à rentrer 9 tirs sur 15, et à contenir son vis à vis à 10/18. S'il avait gardé tout au long du match l'intensité de la première période, les bleuets se seraient peut être imposés, mais malheureusement, il s'est essouflé avec le temps, laissant les italiens prendre le large définitivement.
Les déceptions :
1. Vuillemin : Il a perdu son duel au sommet face au brillant meneur italien Ballota. Inneficace offensivement (4/13), il a sombré en laissant son adversaire direct se régaler à la mène, distribuant 12 caviars, soit 4 fois plus que lui. Le chouchou des supporters a pu mesurer ce que l'on attendait de lui via la performance de Ballota. Doté de qualités indéniables sur le papier, lorsqu'il s'agissait du terrain.
2. Perruche : Une fois n'est pas coutume, un joueur se retrouve à la fois satisfaction et déception. Satisfaction pour les raisons évoquées plus haut, et déception car il fait mal à l'équipe en ratant ses 5 lancers (ce qui reste beaucoup, malgré son niveau relativement faible) et en ne prenant que 6 petits rebonds soit moins de la moitié de Bentivegna. Ce point faible personnel (et global en équipe de France) a cruellement joué dans le dernier quart, où les italiens se retrouvaient beaucoup trop souvent avec une seconde chance sous le panier, qu'ils ont su exploiter (7 points suite à un RO dans le quatrième quart). De son côté, Perruche n'en a pas pris un seul ...
3. Champain : Toujours très propre offensivement, il a craqué lui aussi aux lancers (8/13) et n'a surtout pas su défendre sur les AF italiens qui sont à 12/21 à eux deux. Il commet également 5 fautes et perd 3 ballons (le "meilleur" français dans ces deux secteurs), ce qui montre qu'il a souffert plus que d'habitude. Une légère déception, tant il nous a habitué à mieux, pour celui qui reste tout de même le meilleur marqueur français du match (22 points).
